Comme je l'ai écrit, les situations de travail favorisent la
sédentarité.
Dans sédentarité il ya la notion de rester ASSIS !
combien d'heures par jour restons nous assis ou pire allongés
?
Je pense qu'une des premières raisons à faire "sitting" c'est
que la société a fait de nous des spectateurs. Combien de temps
devant nos écrans, téléphones, ordinateurs, télévision, et autres
spectacles qui ne demandent que notre participation des yeux et un
peu des doigts ?
Lorsque j'étais jeune 'mdrrr' nous n'avions ni télé, ni
ordinateur, ni télé. Pour rencontrer quelqu'un, de nos amis, de
notre famille, nous étions obligés de sortir pour aller rendre
visite aux uns et aux autres. La plupart du temps nous étions
obligés d'aller à pieds puisqu'en plus nous n'avions pas de voiture
et que prendre le bus était encore toute une aventure. C'est une
situation qui je pense n'existe plus dans notre pays. Et certes les
45 minutes de marche à pieds nous les faisions tous les jours, rien
que pour aller en classe, au travail ou en ville.
Il y avait aussi une activité très importante dans les familles
pauvres telle que la mienne : le JARDINAGE !
Il était impensable à l'époque d'aller se fournir en légumes et
même en fruits à l'épicerie ou même au marché tant cela aurait
coûter cher. La plupart des établissements ofraient donc des coins
de jardins à leurs employés ou bien pour les mieux lotis avaient un
potager autour de leur maison.
C'était une activité qui occupait toute l'année tous les bras de
la famille.
J'irais même plus loin : à cette époque nous ne mangions pas de
la viande tous les jours et à part le rôti de boeuf du dimanche, je
me souviens que beaucoup de famille entretenait au fond d'un
terrain communal ou de quartier des lapins et même des poules,
voire un cochon, ou pour les plus proches encore du terroir, une
vache ou deux, et même des chèvres.
Je me souviens des "corvées" avec mes parents ou mes
grand-parents d'arrachage d'herbes à lapins, pissenlits et autres
sur les talus communaux. On marchait bien 45 minutes pour ce
faire!
Nous allions assez fréquemment encore en Normandie sur la
Touques, ou sur les Roches Noires à Trouville pécher de l'anguille,
des grenouilles, et toutes les fritures plus ou moins grosses.
Aujourd'hui nous sommes très très loin de ce mode de vie : je
sors du travail, en voiture je m'arrête à la supérette ou au super
market du coin et je fais mes courses : fruits, légumes, poissons,
viandes.
Et de tout ce temps que je dégage à ne faire ni jardinnage, ni
pèche, ni ramassage d'herbes qu'est ce que j'en fais ?
j'en fais que je regarde le spectacle de la vie à la télé ou sur
l'ordinateur, ou assis dans mon fauteuil à téléphoner !
J'ajouterai une motivation ignorée ou déniée à ne pas sortir de
chez moi pour prendre l'air c'est que la fréquentation de mes
semblables est devenue physiquement des plus "sensibles" ... pas un
jour où rentrant chez moi sans rencontrer quelques gens violents en
train de crier, de saccager l'espace public. Les injures sont
devenues courantes. Pas un seul jour sans rencontrer des gens
bourrées dans la rue, piccolant ou fumant des trucs qui n'ont pas
spécialement l'air, ni la chanson de les rendre COOL et planant !
bref fréquenter l'espace public est loin tres loin d'être une
partie de plaisir !
Il faut dire que j'habite en plein coeur de ville et que cela
explique cela ! sans doute que les gens qui habitent des centres
pavillonaires en peri-urbain comme on dit sont peut moins génés de
ce point de vue, c'est à voir ?
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